Dernière minute: grève sauvage des TEC Liège-Verviers, ce jeudi 28/11

Une grève d’au moins 24 heures va toucher le TEC Liège-Verviers ce jeudi. Seules la FGTB et la CGSLB appellent à l’action, mais des piquets qui empêchent totalement les bus de sortir de tous les dépôts de la province seront mis en place. Avec les réflexions personnelles du blogueur...

488606752_B971497178Z.1_20131127230746_000_GJ31I1SQ1.2-0.jpgC’est une information de première importance pour les milliers d’usagers quotidiens du TEC Liège-Verviers: ce jeudi, une grève sauvage paralyse le réseau des bus. Cette grève, menée par la CGSP (socialiste) et la CGSLB (libéral), touchera essentiellement la région liégeoise et la Hesbaye. La zone Verviers-Eupen, elle, devrait être épargnée. La grève démarrera dès le premier bus de ce matin. Théoriquement, elle devrait durer toute la journée. Les dépôts de bus de Jemeppe et de Robermont, qui totalisent à eux seuls 850 bus sur les 1.200 du TEC Liège-Verviers, seront bloqués par des piquets de grève.

Les syndicats protestent contre des menaces de sanctions faites par la direction envers des chauffeurs. Ceux-ci avaient décidé unilatéralement de contourner les travaux qui entrent dans leur phase finale au centre de Herstal. Les chauffeurs estiment que ces travaux les obligent à des manœuvres trop délicates qui amenent les automobilistes à les invectiver régulièrement car ils ralentissent le trafic. Ils ont donc réinstallé, sans l’aval de la direction, la déviation qui contournait le centre-ville de Herstal via les quais durant la phase principale des travaux et qui venait d'être supprimée par les TEC.

Réflexions perso du blogueur: quand les syndicats se montreront-ils un peu plus créatifs ?

Depuis des années, j'ai souvent utilisé les transports en commun (bus et train) et j'ai également travaillé pendant 2,5 ans dans une administration communale. Dans ces trois secteurs, j'ai connu des épisodes de grèves, sauvages ou non avec, pour seul point commun, le fait que ce sont les usagers du service public qui sont les premiers, voire les seuls, lésés.

Et je trouve que la grève dans le service public passe tout à fait à côté de sa fonction d'outil de pression contre le patron (lequel d'ailleurs ?). En effet, dans une entreprise commerciale, la grève bloque la production et empêche ainsi l'argent de rentrer dans les caisses.

Par contre, dans le service public, soit l'accès en est gratuit (les administrations), soit la majorité  des usagers (travailleurs, étudiants, sans emploi...) sont des abonnés... qui ont ainsi déjà payé leur consommation du service public.

Ce sont ainsi ces mêmes usagers qui sont les dindons de la farce en cas de litige interne à la société de transport, litige qui qui ne les concerne aucunement mais qui se répercutent au travail (retards, perte de journées de travail, RDV d'embauche annulés...) ou à l'école (retards, perturbations en période d'examens...).

De l'autre côté, la société de transport en commun (TEC ou SNCB) ne voit donc qu'une petite partie de sa recette amputée par le manque à gagner provenant des usagers occasionnels. Mieux encore: une journée de grève représente une sérieuse économie dans un tel cas: pas de salaire à payer aux grévistes, aucune consommation d'énergie.

Résultat: la grève dans les transports en commun ne lèse que les usagers et apparaît ainsi comme une bonne occasion d'économies pour la société de gestion. De là à imaginer qu'un top-manager pourrait même provoquer de tels mouvements sociaux dans le but d'assainir les finances de sa société, il y a un grand pas qu'il ne me serait assez facile à franchir.

C'est pour cela que je lance un appel aux syndicats (CGSP, CGSLB et CCSP)et leur crier : SOYEZ PLUS CRÉATIFS ! et trouvez des moyens de pression qui touchent la tête des directions et non les usagers. Evitez d'alimenter la mauvaise humeur et de ternir l'image au sein des usagers et attaquez-vous à la bonne cible: les boss !!!

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