Après les mensonges, la dictature ?

Le Comité « Contre l’extension du zoning des Hauts Sarts dans nos campagnes » poursuit sa lutte implacable contre la SPI. Son principal argument reste la disponibilité de 1775 hectares de friches industrielles disponibles en région liégeoise (sans compter Chertal) alors que l’extension projetée s’étendra sur 60 hectares de la meilleure terre agricole de Wallonie. Mais de nouveaux arguments sont apparus, en matière de mobilité et en matière de démocratie. Les riverains appellent à une participation massive à l’enquête publique qui se clôture le 5 février.

L’enquête publique se termine ce 5 février et le Comité contre l’extension appelle les citoyens à encore rentrer leurs remarques à l’Administration d’Oupeye et de Herstal.

Il avance de nouveaux arguments:
- ce projet ne fait plus seulement le mécontentement des riverains, il dérange plusieurs entreprises du zoning des Hauts Sarts existant » explique Anne Jamblin, porte-parole du Comité qui a rencontré ces sociétés. « Elles se plaignent des différents aménagements de voiries inadaptés à leurs besoins, notamment aux manœuvres de manutention, gênants pour les places de stationnement, et des sens giratoires mal étudiés. Elles se plaignent aussi de l’absence de plan de mobilité et d’investissement dans les accès au zoning par les transports en commun (bus, train)».
- L’ire des agriculteurs, elle, est bien connue, non seulement ils perdront 60 hectares de terres agricoles mais aussi des emplois et des revenus.
- L’ire des riverains s’est encore accentuée avec la volonté de la SPI de fermer une rue de liaison entre Hermée et Milmort. « Cela oblige les habitants à traverser le zoning avec les risques d'accrochages et les bouchons ». Les riverains de Hermée et de Milmort eux, subissent déjà les nuisances du zoning sans que la police de l’environnement ou les zones de police locale n'interviennent.
- « Les riverains d’Oupeye, de Hermée et de Milmort sont venus habiter à la campagne et l’affectation des terres a été modifiée à leur insu ».

Ce qui choque le plus les opposants, c’est surtout …l’exemple du passé.

- Ainsi la ferme Thiry dans les Hauts-Sarts, expropriée il y a une quarantaine d’années et revendue à un promoteur récemment. En 2016, il n’y avait toujours rien de construit. « Et la SPI n’a même pas proposé à la famille de la racheter ! »
- Que de nombreuses autres friches industrielles importantes ont été rachetées par la SPI sur lesquelles rien ne bouge : Sartel, Cheratte, Cerexhe… « Il y a en région liégeoise 1775 ha de friches industrielles, sans compter Chertal, dont plusieurs pourraient être réhabilitées et dépolluées. Et la SPI le sait parfaitement bien puisque certaines de ces friches se retrouvent sur son site internet ». Pour le Comité contre l’extension, la SPI n’a pas les moyens de sa politique. Pas les moyens d’assainir …mais bien celui d'exproprier à bas prix grâce aux modifications apportées au plan de secteur puis de revendre vingt fois plus cher. « La SPI s’enrichit ou renfloue ses caisses en spoliant les propriétaires ».

La SPI fait aussi miroiter des promesses d’emploi auxquelles même les bourgmestres socialistes locaux ne croient pas. « Il s’agit d’ailleurs de simples délocalisations, intra-provinciales pour la plupart, souvent liées à des avantages fiscaux ».

Le Comité relève d’autres surprises. La présence de remblais et des puits de mine : les propriétaires ayant refusé l’accès à leur propriété pour permettre l’analyse des sous-sols, il n’est pas exclu que la nature des dits sous-sols de la zone 4 ne permette pas l’entièreté des projets d’aménagements. Le Comité s’étonne donc du choix du terrain « la Spi achèterait des terrains inconstructibles ?! »

La dictature de la SPI impose aux communes une participation de 20% du montant total des travaux d’aménagement d’un zoning installé sur leur territoire. Aucun montant précis n’est à ce jour connu. Les Bourgmestres des communes de Herstal et d’Oupeye ont écrit à direction de la SPI qu’ils n’avaient pas de moyens financiers et que par conséquent, ils ne sont pas demandeurs actuellement de ce projet « Il est impératif de revoir le fonctionnement et le mode de financement de la SPI.»

« Après nous avoir reçus dans les toilettes et avoir transcrit des rapports « décisionnels » éludant nos suggestions ; après nous avoir proposé des micros muets lorsque des riverains intervenaient, la SPI a utilisé d'autres procédures anti-démocratiques à notre encontre : elle a tenté de nous intimider en voulant faire fermer notre site Facebook, elle a tenté de nous interdire tout contact avec la presse ou les médias. Nous ne sommes pas en Union Soviétique. Personne ne veut de ce projet !

Le Comité demande un moratoire, un cadastre des friches industrielles dans la région, une vue globale des zonings avec la liste de ceux qui appartiennent à la SPI et pour lesquels elle n’a pas encore rempli toutes ses promesses ! Il remercie tous les Liégeois de faire part de leurs oppositions en introduisant une réclamation auprès des autorités communales.

Ajoutons à cela que ce projet prévoit la construction d'un nouvel accès autoroutier via l'A601... alors que la Région Wallonne prévoirait de ne pas rouvrir cette portion d'autoroute !

Voici les adresses où envoyer vos lettres de réclamation :

  • A Oupeye : Rue des Ecoles N° 4 à 4684 Haccourt – urbanisme@oupeye.be - fax : 04/267.06.01
  • A Herstal : Place Jean Jaures n° 45 à 4040 Herstal – ville@herstal.be - fax : 04/256.80.05
  • A Juprelle : Rue de l’Eglise n° 20 à 4450 Juprelle – urbanisme@juprelle.be - fax 04/278.75.83

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